Radicalité ou extrémisme ? Une distinction nécessaire

Radicalité ou extrémisme ? Une distinction nécessaire

Les accusations de « radicalité » pleuvent. Ce terme est très (trop) souvent perçu comme négatif. Parce ce qu’il est confondu avec l’extrémisme. Pourtant lorsque ces deux concepts sont rigoureusement distingués, ils n’ont absolument rien à voir.

Qu’est-ce que l’extrémisme ?

Commençons par le plus simple et le plus « consensuel ». L’extrémisme désigne tout acte ou propos violent ou discriminant. Les méthodes de l’extrémiste sont violentes et agressives. Elles sont nuisibles à sa santé physique et psychique. Ainsi, en politique, tout le monde condamne l’extrémisme. L’extrémisme et la violence n’ont pas leur place en politique et tout extrémisme doit être combattu.

Qu’est-ce que la radicalité ?

Mais ce n’est pas du tout la même chose pour la « radicalité ». L’adjectif « radical » vient du latin radicalis, dérivé de radix qui signifie « racine ». Autrement dit, la radicalité désigne la faculté d’agir sur ce que l’on considère comme étant la cause profonde de dysfonctionnements. Ainsi, radicalité rime avec efficacité. Sans radicalité, sans aller à la racine des problèmes, les résoudre devient impossible.

Le problème étant la définition de l’origine des problèmes. Pour les ultralibéraux, la pauvreté est la faute des pauvres. Pour un progressiste, la pauvreté est le résultat d’un système économique qui produit de la pauvreté et une accumulation de la richesse à l’extrême sommet des richesses. De même, pour la crise écologique. Ainsi, face à un contexte où les urgences se multiplient, où les bouleversements font rage, la politique a besoin de radicalité. Sans radicalité, pas de transformation sociale et écologique nécessaire à la survie de l’humanité. A bas l’extrémisme, Vive la radicalité.

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