Pourquoi le nucléaire n’est-il pas désirable en soi pour la France (ou ailleurs) ? (2/4)

Dossier : Quel mix énergétique pour la France ? Débat sur le nucléaire (2/4).

Pourquoi le nucléaire n’est-il pas désirable en soi pour la France (ou ailleurs) ?

Introduction de la sous-partie du dossier consacrée au nucléaire.

Après avoir examiné la semaine dernière le mix énergétique français dans cet article[1], ce billet est consacré aux raisons qui nous permettent d’affirmer que le nucléaire n’est pas une énergie d’avenir pour la France. Il complète le précédent, il est donc conseillé de lire celui-ci en second. Ces raisons ne sont pas encore exhaustives et certaines ont implicitement été évoquées dans l’article précédent. Le débat est bien trop souvent réservé à la dangerosité (réelle) aux déchets du nucléaire. Les enjeux sont pourtant beaucoup plus vastes. Lançons-nous dans ce débat franco-français, dévoyé par les lobbys dont les fanatiques sont parfois appelés « nucléaristes »[2].

Prélude : comment de CO2 émet chacune des énergies (en gCO2/kWh) ?

Avant cela, rappelons rapidement que ce qui sort des centrales n’est que de la vapeur d’eau et que – même s’il s’agit d’un gaz à effet de serre – elle n’est pas considérée comme faisant partie des gaz qui ont contribué au dérèglement climatique d’après le GIEC. En réalité, seule la vapeur d’eau rejetée par certains avions a un pouvoir réchauffant. Le nucléaire fait partie avec les énergies renouvelables (EnR), des énergies bas carbones. Et oui car second mythe : il n’existe pas d’énergie verte ou écologique. Toutes les énergies ont un impact carbone, plus ou moins faible. Les données qui suivent sont issues de la synthèse du cinquième rapport du GIEC de 2014, il est donc possible que les données aient changées mais les ordres de grandeurs restent les mêmes.[3] Les énergies fossiles sont indéniablement les plus polluantes : les centrales à charbon rejettent 820 grammes de CO2 par kWh et les centrales à gaz rejettent 490 grammes de CO2 par kWh. Les énergies renouvelables et le nucléaire aussi mais dans des proportions négligeables, à cause principalement des émissions liées aux matériaux de construction des infrastructures. Les centrales nucléaires rejettent 12 grammes de CO2 par kWh, le photovoltaïque 48 grammes de CO2 par kWh, l’hydraulique 24 grammes de CO2 par kWh, l’éolien en mer 12 grammes de CO2 par kWh et enfin l’éolien terrestre 11 grammes de CO2 par kWh. Ceci-ci étant dit, commençons…

Le nucléaire en soi n’est pas désirable pour la France (ou ailleurs).

1/ Le nucléaire est dangereux.

Commençons par l’argument classique, insuffisant lorsqu’il est seul mais tout de même à relever.

Que ce soit dans le MONDE…

Le risque d’accident est incontestable depuis les accidents de Three Miles Island (1979), de Tchernobyl (1986) et de Fukushima (2011). Pourtant des précautions avaient été prises et notamment au Japon. Les ingénieurs avaient fait construire une digue de six mètres par précaution en se basant sur la vague la plus grande de l’histoire datant du Moyen-âge… Celle-ci était de quatre mètres, une précaution de deux avait donc été prises. Finalement, la vague de l’accident était de 9 mètres. Tout cela pour dire que les accidents qui se sont produits était non-imaginés donc les scénarios qui peuvent se produire sont difficilement voir inimaginables.

Par ailleurs, aux milliers de morts qu’il a pu y avoir instantanément, il faut y rajouter les morts dans la durée. Ce sont en outre des zones entières qui sont perdues. Toutes la biodiversité décimée. Enfin, les centrales nucléaires sont des cibles potentielles : quoi de mieux que la guerre en Ukraine pour nous le rappeler.

Ou bien en FRANCE !

Le Président de l’autorité de sûreté nucléaire, Bernard Doroszczuk a dit en conférence de presse le 19 janvier 2022 qu’un « Un accident nucléaire est toujours possible et ceux qui prétendraient le contraire prennent une grande responsabilité. Il faut rester réaliste. Un accident nucléaire est toujours possible et cela suppose de l’anticipation ».

Une centrale nucléaire est difficile à protéger. Les failles de sécurité sont mis en exergue par la pénétration de l’enceinte des centrales et par la fuite des plans de l’EPR par les militants de Greenpeace. Un lanceur d’alerte membre de la direction de la centrale de Tricastin qui a porté plainte contre EDF suite à des dissimulations graves à la sécurité.

Si un accident devait se produire, cela serait à cause de cela : actuellement, il y a 14 réacteurs à l’arrêt de manière imprévue, soit en plus des maintenances programmées. Le motif est la « corrosion sous contrainte » des tuyaux du réacteur. Cela signifie qu’ils sont fissurés de quelques millimètres dans des tuyaux de 30 centimètres d’épaisseurs. Ils sont importants car ils vont dans la cuve radioactive. Si ceux-ci cassent, cela entraine une fuite du réacteur, qui peut déboucher sur un accident grave. Ce constat fait triplement fait par l’institut de protection du nucléaire, EDF et l’Autorité de sureté nucléaire.

La haute autorité de sûreté nucléaire est dirigée par cinq membres désignés pour six ans par le président de la République, le président de l’Assemblée nationale et le président du Sénat. Or, « rien ne garantit que ses membres, non révocables, ne seront pas issus de l’industrie nucléaire ou du ministère de l’Industrie », rappelle Hélène Gassin, de Greenpeace en 2006.[4]

Les bombes nucléaires d’Hiroshima et de Nagasaki n’ont été qu’un prélude au développement d’une véritable prolifération nucléaire, armes ultra-massives, elles mettent en danger l’humanité.

2/ Nucléaire civil et militaire sont indissociables !

Dans son discours de Belfort ultra-nucléarisant, Macron assume qu’il existe un lien entre nucléaire civil et nucléaire militaire Pire : qu’ils sont complémentaires et interdépendants, voir indissociables. Le nucléaire militaire coûte 6 milliards d’euros par an à la France. Ainsi, la fameuse dissuasion nucléaire représente tous les ans près de 10% du budget de Défense.

Il est par ailleurs désirable de dénucléariser l’armement. D’autant plus que le budget que cela représente correspond à 100 000 en soins intensif, 10 000 respirateurs, 20 000 infirmiers et infirmières et 10 000 médecins. En tant que société, en tant qu’humanité, que choisissons-nous ?

Cela fait longtemps que l’Irak souhaite disposer de la bombe.  Pour cela, elle a développé son nucléaire civil… en coopérant avec la France et le président Macron[5].

Indispensable en diplomatie, il nous faut pousser pour que les deux grandes puissances nucléaires, les Etats-Unis et la Russie réduisent leur arsenal de tel sorte à ce que cela ne soit plus un prérequis de sécurité. C’est une bataille diplomatique que doit mener la France. Vive le désarmement (nucléaire) !

3/ Le nucléaire nous rend dépendant.

Comme toute source d’énergie, le nucléaire nous rend dépendant du fait de l’Uranium nécessaire à la production. Les énergies renouvelables sont aussi dépendantes des métaux étrangers. Toutefois, cela concerne juste la construction des infrastructures nécessaires. Ensuite, nous sommes indépendants puisqu’a priori la vitesse du vent, l’énergie de la mer ou des cour d’eau et énergie solaire ou radiative n’appartiennent à personne. Ils doivent par ailleurs être protégés de manière intangible en les inscrivant dans la Constitution comme biens communs de l’humanité universelle. Mais c’est un autre débat. On en déduis que certes les deux nous rendent dépendant mais les EnR dans une moindre mesure par rapport au nucléaire dont la dépendance au combustible s’inscrit sur le long terme.

Mais les pays d 'où l’on tire l’uranium sont particulièrement problématiques. En effet, l'uranium qui est nécessaire pour faire marcher les réacteurs est entièrement importé de pays lointains (le Niger, le Canada, le Kazakhstan, l’Ouzbékistan, le Kazakhstan…). La plupart de ces pays sont soit en guerre, soit dans des situations politiquement instables avec des juntes militaire, soit dirigés par des dictateurs. Parfois sous la domination Poutinienne par ailleurs comme le Kazakhstan.

Quoi qu’il en soit, ceux qui prétendent que le nucléaire nous rend indépendant soit vous mentent volontairement, soit vous prennent pour des idiots qui croient que le nucléaire pousse sur les arbres français, soit le sont eux-mêmes…

4/ L’exploitant d’uranium Orano (ex-Areva) est visé par de nombreux scandales financiers et de corruption.[6]

Donnons quelques exemples. Au Niger, entre 24 et 101 millions de dollars auraient été détournés des caisses du groupe Areva entre novembre 2011 et février 2012, selon « L’Obs »[7]. Suite à des évènements dans le désert de Gobi en Mongolie, une autre enquête qui a été ouverte par le parquet de Paris pour des faits « de corruption d’agent public étranger », impliquant notamment un des prestataires d’Orano, la société Eurotradia International[8]. Et un dernier (pour la route, en vélo nécessairement) : l’entreprise pourrait se voir réclamer 24 milliards d’euros par la justice américaine dans une affaire de corruption en 2010 entre l’entreprise et des dirigeants du Parti démocrate américain[9].

5/ Le nucléaire français dépend d’une sous-traitance qui malmène ses salariés, fortement exposés à la radioactivité.

L’industrie française du nucléaire a recours à des sous-traitants en nombre important. Ils travaillent dans le parc nucléaire français avec de mauvaises conditions de travail et sont particulièrement exposés, eux et leur famille, à des dommages sur la santé lié à la radioactivité, voir ci-dessous…

Un chiffre marquant qui illustre ce phénomène : 80% des maintenances sont effectuées par des salariés sous-traitants qui sont les plus exposés à la radioactivité.

6/ Le nucléaire est nocif pour la santé.

L'Organisation Mondiale de la Santé ne peut mener et publier librement des recherches objectives sur les conséquences de la radioactivité sur la santé car elle est soumise depuis 1959 à un accord passé avec l'Agence Internationale de l'Énergie Atomique. Toutefois, de nombreux chercheurs indépendants de l'industrie nucléaire ont largement documenté que les conséquences de Tchernobyl existent bien et se chiffrent en millions de malades et en dizaines voire centaines de milliers de morts en l'espace de 2 décennies. Et la catastrophe continue, car la contamination radioactive des sols, de l'eau et de la nourriture est là pour des millénaires... La même situation existe au Japon après la catastrophe de Fukushima.[10]

Même les doses très faibles de radioactivité présentent un risque pour la santé. Cela a été confirmé en 1990 par la très officielle Commission Internationale de Protection Radiologique, au grand dam de l'industrie nucléaire. Et les recherches scientifiques qui ont sérieusement étudié la santé de milliers de travailleurs du nucléaire ou celle des milliers de personnes vivant près des centrales nucléaires ont mis en évidence d'importants des excès de cancers et de leucémies.

En France, lorsque la centrale de Tchernobyl a explosé en 1986, les autorités ont fait croire que le nuage radioactif s'était arrêté à la frontière ! Elles n'ont pris aucune mesure de précaution, alors que dans les pays voisins, les gouvernements interdisaient à la vente et à la consommation certains produits alimentaires. Mais il y a quelques années, une étude scientifique a démontré que la Corse, très touchée par le nuage radioactif, subissait un nombre anormalement élevés de cancers !

« L’Institut national du cancer des États-Unis vient de dédier un volume entier de son journal scientifique, Journal of the National Cancer Institute Monographs, à l’impact des faibles doses de radiation sur les cancers. Après avoir passé au peigne fin les données de 26 études épidémiologiques, les auteurs ont trouvé des preuves évidentes d’un risque excessif de cancer dû à de faibles doses de rayonnements ionisants : 17 des 22 études ont montré un risque de cancers solides et 17 des 20 études ont montré un risque de leucémie. »[11]

7/ Un enjeu démocratique.

Le développement du nucléaire civil a été lié à celui du nucléaire militaire. Le programme nucléaire français s’est fait par (et pour, leurs emplois…) des ingénieurs de l’École des Mines et une poignée de décideurs au sommet de l’État. Il n’a jamais fait l’objet d’un vote. Ni les députés, ni les citoyens n’ont eu l’occasion de se prononcer sur le sujet et il est aisé de comprendre que les Français, lorsqu’ils votent pour un parti ou une personne, ne le font pas spécifiquement pour ce sujet. C’est un véritable déni de démocratie !

De plus, de domaine du nucléaire est structurellement antidémocratique : celui-ci est la plupart du temps concerné par le secret défense ou le secret des affaire, ce qui empêche la tenue d’un véritable débat contradictoire avec tous les éléments.[12][13]

Il aurait dû et il doit y avoir un vote par référendum à la suite d’un travail comme il a pu y avoir pour la Convention Citoyenne pour le Climat (CCC). Mais cette fois, il faut garantir aux citoyens qui y participeront un vote direct par référendum à l’issue.

8/ Une énergie qui porte atteinte aux droits humains ![14]

Les peuples autochtones et les anciennes colonies sont victimes de la pollution des mines d’uranium. Dans le monde, une grande partie des sites d’extraction d’uranium se trouve sur les territoires de peuples autochtones (Touaregs, Aborigènes, Sioux...), qui sont le plus souvent expulsés ou manipulés pour favoriser l’implantation des mines. Ces populations sont marginalisées et rencontrent de nombreuses difficultés à défendre leurs droits, tout cela sans pouvoir bénéficier des capitaux générés par l’industrie minière. Ces conditions d’exploitation vont à l’encontre de la Déclaration des Nations unies sur le droit des peuples autochtones, qui stipule que ceux-ci doivent pouvoir décider en ce qui concerne l’utilisation des ressources situées sur leurs territoires traditionnels. Par exemple, ce fut le cas au Nunavut, en Australie vis-à-vis des peuples aborigènes mais aussi aux Etats-Unis où l’industrie sévit depuis de nombreuses années dans les réserves indiennes Navajo notamment. Mais aussi en Suède, où les gisements d’uranium se trouvent dans la région du Storsjön dans le comté du Jämtland, un des neuf län sur lesquels s’étend la nation sami ou laponne Au Niger, au Gabon, au Cameroun, les anciennes colonies sont aussi particulièrement touchées. L’extraction de l’uranium dans les mines engendre la dispersion de poussières radioactives et de gaz radon, ainsi que l’entreposage de tonnes de déchets à l’air libre par exemple. Les essais nucléaires à Tahiti[15] ou en Polynésie[16] ont aussi eu des retombées sur la santé des populations locales.

Les militant·es en lutte contre cette industrie subissent la répression policière. Voici quelques exemples. Au Congo, en 2009, que Golden Misabiko, président de l’Association africaine de défense des droits de l’Homme (Asadho), a été arrêté par l’Agence nationale de renseignements (ANR) après avoir effectué des révélations. Mais en France aussi la répression existe : notamment à Bure où l’opposition à l’enfouissement des déchets est forte tant et si bien que la Ligue des Droits de l’Homme a effectué un rapport dans lequel elle épingle la France pour la gestion de la situation[17]. Elle dénonce un « harcèlement » des manifestants.


Nous verrons dans l'article suivant du dossier que le nucléaire n'est pas la solution optimale pour le climat bien qu'il soit quasiment neutre en carbone au même titre que les renouvelables.


[2] Tout au long de l’article : « Pourquoi le nucléaire n’est pas bon pour le climat », entretien par Cémil sur Le Média du journaliste Hervé Kempf, publié le 23/10/2022, consulté le 30/10/2022 à 19h13 et consultable ici : https://www.youtube.com/watch?v=mJQ0lAHz6ek.

[3] Synthèse du rapport du GIEC de 2014, médiane des émissions de CO2 par technologie en gCO2/kWh, Climate Change 2014 Synthesis Report (IPCC) consultable ici : https://www.ipcc.ch/.../02/AR5_SYR_FINAL_Front_matters.pdf.

[4] « Sûreté nucléaire : on prend les mêmes... », Alternatives économiques, publié le 01/04/2006, consulté le 1/11/2022 à 13h40 et consultable ici : https://www.alternatives-economiques.fr/surete-nucleaire-on-prend-memes/00032875.

[5] « Macron parle de coopération énergétique et militaire avec le Premier ministre irakien », Challenges par Reuters, publié le 2 septembre 2020, consulté le 1/11/2022 et consultable ici : https://www.challenges.fr/top-news/macron-parle-de-cooperation-energetique-et-militaire-avec-le-premier-ministre-irakien_725390

[6] « Uramin : le scandale caché d’AREVA », Emission de France Inter, Affaires sensible du 9 février 2016, consulté le 1/11/2022 et consultable ici : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/affaires-sensibles/uramin-le-scandale-cache-d-areva-7403385.

[7] « Ouverture d’une enquête pour corruption sur la vente d’uranium nigérien par Areva en 2011 », Le Monde avec AFP, Publié le 25 novembre 2020 à 21h21, consulté le 1/11/2022 et consultable ici : https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/11/25/ouverture-d-une-enquete-pour-corruption-sur-la-vente-d-uranium-nigerien-par-areva-en-2011_6061127_3224.html.

[8] « Orano, anciennement Areva, visée par une enquête judiciaire pour corruption », Ouest-France avec AFP, publié le 19/12/2018 à 19h51, consulté le 1/11/2022 et consultable ici : https://www.ouest-france.fr/economie/entreprises/areva/orano-anciennement-areva-visee-par-une-enquete-judiciaire-pour-corruption-6140465.

[9] « Affaire Areva : la monstrueuse amende qui menace la France », Capital, par Thierry Gadault, publié le 27/09/2018 à 11h58 & mis à jour le 28/09/2018 à 0h35, consulté le 1/11/2022 et consultable ici : https://www.capital.fr/entreprises-marches/affaire-areva-la-monstrueuse-amende-qui-menace-la-france-1308725.

[10] Pour plus d’informations : « IMPACT SANITAIRE DE FUKUSHIMA : UNE DÉSINFORMATION SUSPECTE », Le Vent Se Lève !, par Julien Baldassarra, publié le 10 mars 2020, consulté le 1/11/2020 et consultable ici : https://lvsl.fr/impact-sanitaire-de-fukushima-une-desinformation-suspecte/.

[12] Pour en savoir plus, cela est indiqué dans cet article de Reporter : « Le nucléaire n’est pas une énergie démocratique », Tribune de Mathilde Panot, députée LFI, publié le 16 mars 2018 à 09h45 et mis à jour le 19 mars 2018 à 09h52, consulté le 1/11/2022 à 17h01 et consultable ici : https://reporterre.net/Le-nucleaire-n-est-pas-une-energie-democratique.

[15] Pour plus d’informations : « Série « Tahiti, de l’autre côté du miroir », Épisode 4/4 : Mururoa, le colonialisme nucléaire », France Culture, publié le 3/09/2020, consulté le 1/11/2022 et consultable ici : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/lsd-la-serie-documentaire/mururoa-le-colonialisme-nucleaire-9689990.

[16] Pour creuser : « Polynésie : une plainte contre la France pour crimes contre l'humanité en raison des essais nucléaires », France Info avec AFP, publié le 10/10/2018 06:38, consulté le 1/11/2022 et consultable ici : https://www.francetvinfo.fr/societe/nucleaire/polynesie-une-plainte-contre-la-france-pour-crimes-contre-l-humanite-en-raison-des-essais-nucleaires_2978735.html.

[17] « Rapports sur les événements survenus à bure et sur leur traitement judiciaire », Rapport de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), publié le 20/06/2019, consulté le 1/11/2022 et consultable ici : https://www.ldh-france.org/rapport-sur-les-evenements-survenus-a-bure-et-sur-leur-traitement-judiciaire/.

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